Le temps long vous donne ce temps nécessaire à l’observation capable de remarquer chez nos semblables, chez nos contemporains, les traits de personnalité les moins instables et les plus authentiques… Ici, en l’occurrence chez Hamid Rahmouni, il permet de distinguer la valeur de son honnêteté et tout le poids de sa générosité.

Une générosité mise au service d’un engagement humanitaire de douze années auprès des plus fragiles qui doit interpeller toute notre reconnaissance.

En effet, cet entrepreneur à la tête de trois agences de voyage, deux basées à Avignon et une troisième implantée à Orange, n’a cessé depuis 2006, année de la création de l’association « Amitiés et Entraide franco-marocaine », d’entretenir entre sa Provence d’adoption et son Maroc natal des liens forts et privilégiés emprunts de respect et de bienveillance.

2006… C’est également l’année de sa première mission humanitaire. Il l’a organisée sous l’égide d’« Amitiés et Entraide franco-marocaine » et en partenariat avec l’hôpital marseillais La Timone. Il a pu se rendre utile auprès des services hospitaliers de la région de Meknès en leur faisant parvenir une ambulance et du matériel médical encore en bon état.

Et depuis, considéré pour son efficacité et son sérieux, il répond, après un déplacement sur place et la vérification des véritables besoins, aux sollicitations que certaines communes du Maroc lui font parvenir.

Le 12 décembre dernier, Hamid Rahmouni a organisé vers la commune de Galaz, dans la région de Taounate,  le don du… 12ème bus !

12 bus en 11 ans et cela grâce à un partenariat privilégié conclu avec la T.C.R.A (Transports en Commun Région d’Avignon) qui pour la somme de 1000 euros met à disposition ceux de ses bus dits « réformés » mais qui restent « aptes au service » et d’un usage si précieux pour les familles marocaines des régions reculées du royaume.

Ce bus n’a pas été acheminé à vide. Comme à chaque voyage, cela a été l’occasion de collecter ici un fauteuil roulant, là des béquilles, et de faire de la traversée entre Sète et Tanger, le moyen de savoir conjuguer de belles solidarités entre les deux rives de la Méditerranée.

Cela va sans dire qu’au-delà de l’implication de M. Rahmouni, rien de tout cela ne peut être rendu possible sans le rôle facilitateur des institutions avignonnaises (Mairie d’Avignon et  Communauté d’agglomération du Grand Avignon) et des autorités marocaines (Consulat du Maroc établi à Marseille, douanes et police marocaines). Remercions-les !

Saluons donc chez Hamid Rahmouni, un exemple digne d’être connu et perpétué par nos plus jeunes générations.

Saluons enfin l’exemple d’un engagement sans faille qui, sur le long terme et le temps long, a su nourrir nos admirations et mérite aujourd’hui tous les honneurs.