Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut provoquer une tempête au Texas selon l’expression du météorologue Edward Lorenz. Autrement dit, une modification infinitésimale ici d’un paramètre serait la cause ailleurs, par effet boule de neige, de bouleversements aux conséquences insoupçonnées.

Il s’agit là d’appréhender ce qui relève du détail pour vous mais qui pour elle veut dire beaucoup ! Elle, Brune Poirson secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Il s’agit donc là de rester attentif à des faits imperceptibles, à ces tous petits riens qui, relevés à partir d’aujourd’hui, les uns après les autres, deviendraient des éléments tangibles qui raconteraient l’histoire d’une députée vauclusienne devenue secrétaire d’Etat et qui aimerait bien devenir en 2020 le prochain maire d’Avignon.

Ce qui pouvait mettre la puce à l’oreille et déjà attirer l’attention, c’était le contenu d’un article paru dans les colonnes du Vaucluse Matin sous le titre « Qui a sauvé la peau de la LEO ? ».

On pouvait lire dans un entrefilet la phrase suivante : « Ce coup d’éclat, (rendez-vous décroché par le député Césarini avant tout le monde avec le directeur de cabinet de la ministre des Transports) fait en tout cas, grincer beaucoup de dents de la Région au ministère. Ici, on salue la combativité de Renaud Muselier sur ce dossier, là-bas, on dévoile le travail de fond réalisé par la secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson ».

Dans cet épisode de la Liaison Est-Ouest où chacun revendiquait la paternité du sauvetage, où chacun tirant alors la couverture à lui essayait d’empocher au mieux les bénéfices politiques d’un dossier repêché in extremis des calendes grecques, Brune Poirson apparaît soudain et fait ce premier pas vers nous en se prévalant comme précisé dans le Vaucluse Matin d’un… travail de fond !

Le 13 février dernier, Adrien Morenas, le suppléant devenu député de la 3ème circonscription du Vaucluse à la faveur de la promotion ministérielle de Mme Poirson, annonce une « aide financière exceptionnelle de 400 000 € provenant du budget du ministère de l’Agriculture et de l’alimentation » allouée de l’ITSAP d’Avignon (Institut Technique et Scientifique de l’Apiculture et de la Pollinisation basé dans les locaux de l’INRA)  et à destination des abeilles de la 1ère circonscription du Vaucluse.

Action louable au demeurant mais au-delà du nécessaire soutien au combat des apiculteurs, la question se pose : que vient faire loin de sa terre d’élection ce proche de Brune Poirson ? Pourquoi le député Jean-François Césarini n’a pas été mandaté pour amener le chèque à cet organisme basé sur la circonscription dont il est le représentant au palais Bourbon ? Ne devons-nous pas voir là le deuxième pas fait vers nous par Mme Poirson ?

Enfin, dans le cadre de la grande marche pour l’Europe organisée par « La République En Marche », la secrétaire d’Etat fera le tour du Vaucluse et sera à Avignon samedi 24 mars. Selon nos informations elle y rencontrera autour d’une collation des décideurs… des personnalités qui dans la cité papale ont un poids certain et une certaine influence ! Aussi bien entourée, elle sera à en pas douter celle vers qui tous les appareils photos les caméras et les micros seront dirigés !

Voilà-t-il pas posé chez nous ce 24 mars, le troisième des pas d’une longue marche débutée en 2018 et qui se terminerait en 2020 sur le perron de l’hôtel de ville d’Avignon avec encore quelques escaliers en granit à gravir pour s’installer confortablement dans le fauteuil du premier magistrat de la ville ?

Alors, Mme la secrétaire d’Etat, Mme Brune Poirson, quand vous vous coiffez le matin, est-ce qu’il vous arrive à ce moment-là de penser à l’élection municipale avignonnaise ?

« Pas simplement quand je me coiffe ! ». C’est avec cette réponse que vous pourriez, Madame, valider la théorie de l’effet papillon comme…. irréfutable.