Ce 28 mars 2026, des victorieux se sont installés en lieu et place de ces vaincus-là qui, aux affaires, du haut du château municipal, pendant douze années, ont ordonnancé le cours de la vie des Avignonnais à renfort boulimique d’interdits et de sens uniques.
L’élection municipale de 2014 et celle de 2020 ont instauré cette aberration démocratique : le passage en force en dépit de tout.
Des scrutins municipaux qui, au nom de la sacro-sainte légitimité du suffrage universel, ont brutalement imposé une suffocation démocratique obstruant toutes les voies favorables vers le sage mea-culpa et le non moins sage retour à la table de la concertation.
Un simple, un humble mea-culpa aurait pu, à ces vaincus-là, prolonger de six années leur présence aux responsabilités. Qui sait ?
Non, au lieu de cela, il y a eu à Avignon, des sachants et des souffrants sans que jamais ces sachants-là daignent considérer la récurrence des plaintes de leurs souffrants.
Il y a eu à Avignon, de l’omniscience et de l’omnipotence au détriment du doute et du droit raisonnable à l’erreur. Allez hop, circulez, il n’y a rien à voir !
Il y a eu à Avignon, et pour seule exception remarquée et remarquable, un milieu de culture dédié à la prolifération d’un panneau rouge barré de blanc. Allez hop, circulez, il n’y rien à revoir !
Il y a eu à Avignon, cette douce habitude de bousculer l’administré sans vraiment se soucier des conséquences à terme.
Et de sens interdit en sens interdit, le supplice chinois a fait son œuvre agaçant tous les jours à petite dose jusqu’à l’exaspération, jusqu’ à ce mur de colère sourde sur lequel les ambitions de ces vaincus-là sont venues se fracasser.


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